Le revêtement change le rendement
La chaleur doit traverser le revêtement pour atteindre la pièce. Un matériau conducteur la transmet vite ; un matériau isolant la freine. C'est pourquoi le choix du revêtement fait partie du calcul et non de la décoration seule.
Céramique et porcelaine
Le meilleur mariage : conductivité élevée, insensibilité à l'humidité, stabilité dimensionnelle. C'est le revêtement pour lequel la plupart des systèmes sont conçus, et celui qui donne la sensation de chaleur au pied la plus nette.
Béton poli
Excellente conduction et forte inertie : le plancher met du temps à monter et reste chaud longtemps. Il convient bien aux surfaces chauffées en continu, moins aux pièces qu'on veut réchauffer rapidement.
Bois franc et ingénierie
Le bois bouge avec la température et l'humidité. Un bois d'ingénierie de faible épaisseur, posé selon les indications du fabricant et avec une limite de température de surface respectée, se comporte bien. Un bois massif épais est plus délicat et tous les fabricants ne le garantissent pas sur plancher chauffant.
Plancher flottant et vinyle
Le vinyle de qualité supporte le plancher chauffant, à condition de respecter la température maximale indiquée par le fabricant — la dépasser déforme les lames. La sous-couche du flottant compte aussi : trop isolante, elle annule une bonne part de l'effet.
Tapis
Un tapis épais avec sa thibaude peut bloquer l'essentiel de la chaleur. Ce n'est pas impossible, mais cela se calcule avec le facteur de résistance thermique réel, sinon le plancher chauffe surtout le dessous du tapis.
Le temps de cure
Après la pose du carrelage ou de la chape, le système ne se met pas en service immédiatement. Le mortier et le béton doivent achever leur cure — plusieurs jours selon le produit — sinon la montée en température fissure l'ouvrage. C'est une attente frustrante en fin de chantier, et elle n'est pas négociable.